FORUM NATIONAL DE CONCERTATION SUR LES RÉALITÉS DE LA PAUVRETÉ
Pour des actions de développement mieux pensées
Le Haut Commissariat à la Gouvernance Concertée (HCGC) organise du 07 au 09 octobre prochain au palais des congrès, le premier forum national de concertation sur les réalités de la pauvreté face aux défis des objectifs du millénaire pour le développement. Hier au siège de l’institution, le haut commissaire Moïse Mensah a tenu une conférence de presse pour en révéler les tenants et les aboutissants.
« Ce forum national de concertation que nous organisons en partenariat avec le gouvernement, le Programme des nations-unies pour le développement (Pnud) et le Fonds des nations unies pour la démocratie (Fnud) a pour objectif global de rechercher les voies et moyens de réduire sensiblement la pauvreté dans notre pays ». C’est en ces termes que Moïse Mensah situe d’entrée les motivations du Haut commissariat. Pour y parvenir, l’institution table sur l’appropriation par les populations des grandes décisions issues des assises par le suivi des actions menées par le gouvernement dans le cadre de la lutte contre la pauvreté et la création de richesses. La concertation devra également être le lieu où les populations exprimeront leurs préoccupations et feront des propositions d’amélioration par rapport aux différentes politiques et stratégies mises en oeuvre par l’exécutif avec l’appui des partenaires au développement. Car comme le souligne M. Mensah, «l’innovation majeure des présentes assises consiste en la prise en compte effective des préoccupations des populations». Il faut dire que c’est la conjoncture actuelle associée à l’accumulation de facteurs aggravants qui contribuent à une paupérisation effrénée qui ont décidé le Haut commissariat à agir.
Le conférencier révèle ainsi que d’après les statistiques de l’Insae, « la proportion des individus pauvres au Bénin est passée de 30,2 % en 2002 à 37,4% en 2006 ». Il ajoute que les problèmes de gouvernance : la corruption, l’utilisation non efficace des ressources publiques, le manque de transparence, la fraude fiscale, la politisation de l’administration, et l’impunité « constituent des préoccupations majeures qu’il faut aborder par la concertation, le dialogue et les échanges entre les différentes composantes de la société afin d’élaborer des stratégies de développement susceptibles d’améliorer les conditions de vie des populations ». Par ailleurs, Moïse Mensah a particulièrement insisté sur le suivi qui sera fait des recommandations du forum. Ajoutons que l’organisation de ce forum rentre dans le cadre des missions assignées au Haut Commissariat à la gouvernance concertée lors de son installation le 19 février dernier par le Président de la République. Il s’agit entre autres pour l’institution de promouvoir la concertation, le dialogue et les échanges entre les forces vives de la nation et les acteurs de la vie publique pour parvenir à une meilleure appropriation, par les populations béninoises, des principes d’une bonne gouvernance, ainsi que les Objectifs du millénaire pour le développement. 400 participants sont attendus à ce forum.
Date de publication : 03-10-2008
Auteur(s) / source : Hugues A. AHOUNOU