Ce que pensent les Béninois de la profession de la sage femme
Cotonou, le 7 mai 2008 - Les Béninoises tout en reconnaissant les difficultés du métier les exhortent à mieux exercer leur noble métier .
Le 5 mai de chaque année est consacré à la journée internationale de la sage femme. Des femmes qui assistent et reçoivent les nouveaux-nés en premier. Ainsi, elles se retrouvent pour faire le point de l’année écoulée et trouver des solutions pour l’amélioration de leurs prestations. A cette occasion, nous avons recueilli les impressions de quelques béninois sur ce noble métier.
Isabelle KETONON
" Pour moi, ce sont des dames à remercier et à décorer. Leur métier est plus qu’un sacerdoce. Elles sont les premières à accueillir le nouveau-né. Ce sont elles qui prononcent les premières paroles dans l’oreille des nouveaux-nés. Je demanderais à l’Etat de bien les aider pour qu’elles soient permanemment épanouies pour le bonheur de nos bébés qui n’ont jamais demandé à naître ".
Armelle PADE
Franchement, j’ai toujours gardé un mauvais souvenir des sages femmes. Certaines veulent s’enrichir et vous font des ordonnances exorbitantes. Mieux, elles n’accueillent pas bien et des injures. De toutes les façons, mes deux accouchements ne m’ont pas été faciles. Je leur demanderais de changer de mentalité surtout de bien former les jeunes car elles ne sont pas accueillantes.
Emilienne KORABOU
Les sages femmes à mon humble avis doivent être les mieux payées. Mais ce n’est pas le cas au Bénin. C’est cela qui explique parfois leur nervosité dans les hôpitaux. Je suis à mon 4e accouchement mais les sages femmes que j’ai rencontrées m’ont toujours séduites. Je les remercie infiniment. Seul Dieu peut les remercier pour les travaux qu’elles abattent. Il faut être dans la salle s’accouchement pour comprendre comment elles soufrent. il peut avoir des brebis galeuses parmi elles mais ce n’est pas une raison pour les saboter.
Agathe BALOGOUN
Certaines sages femmes accueillent selon la connaissance. Mais cela ne me gène pas. Mais le vrai problème se trouve au niveau des nouvelles qui sont sorties fraîchement de l’école. Il faudra que les doyennes les éduquent. Sinon les anciennes sont très correctes. L’autre chose, l’état doit jouer sa partition et le tout est joué.
Propos recueillis par LG