Direction départementale de la police Atacora Donga :Remous chez les policiers
8 mai 2008 - L’actuel directeur départemental de la police de l’Atacora Donga, le commissaire de 1ère classe N’po N’kiabola est décrié par les flics. Ils lui reprochent d’être toujours aux commandes alors qu’il est admis à la retraite depuis le 1er janvier 2008. Les policiers promettent de le chasser dans les jours à venir.
C’est surprenant que les responsables de la police nationale observent un mutisme total face à un cas d’illégalité qui actuellement fait courir beaucoup de bruit dans les structures policières des départements de l’Atacora et de la Donga. Une situation qui suscite des remous chez les flics remontés. Ils commencent à chuchoter dans certaines oreilles que des actes décisifs seront posés dans les jours à venir pour remettre les pendules à l’heure. De quoi s’agit-il en fait ? Voici bientôt cinq mois que le policier N’po N’kiabola, commissaire de police de 1ère classe admis à la retraite refuse de quitter son poste de directeur départemental de la police de l’Atacora Donga. Bien que déchu de ses compétences, il continue de diriger les hommes au vu et au su du directeur général de la police nationale, Eugène Boya et du ministre de la sécurité publique, Félix Hessou. Ni l’un, ni l’autre ne s’est préoccupé de ce cas qui exaspère les flics. Ceux-ci ne conçoivent pas qu’un désormais civil continue de gérer leur carrière, alors que administrativement il n’a plus compétence à agir. Cela révolte plus d’un dans la corporation. D’après les textes, un policier admis à la retraite devient un civil et n’a plus droit aux honneurs. Paradoxalement, le commissaire retraité continue de faire la revue de troupe. Le vent qui souffle dans les unités de police des départements de l’Atacora Donga annonce des réactions qui obligeront le commissaire en disgrâce à déposer le bâton de commandement et à faire de véritables adieux à la fonction publique. Depuis cinq mois qu’il s’accroche au poste de directement départemental de la police, il travaille sans toucher à un salaire encore moins à une prime. Il faut lui reconnaître son patriotisme débordant. Mais cela ne suffit pas pour calmer les bruits qui échappent de son environnement. Il se dit que très peu de gens accepteraient lui succéder pour des raisons que personne ne veut évoquer. C’est dans cet état d’esprit qu’après son admission à la retraite le 1er janvier dernier, il lui a été trouvé un remplaçant qui a refusé de prendre service. Depuis c’est le statut quo. Pourtant ce n’est pas d’autres hommes qui manquent pour le remplacer. Il y a des compétences à la police nationale pour prendre le commandement de la direction départementale de la police de l’Atacora Donga. En attendant, on peut lui trouver un intérimaire au sein des commissaires de son rang et exerçant sur le même territoire pour apaiser la troupe. Le plus important est qu’il faut que les patrons se décident. Le commissaire N’po N’kiabola, reconnu pour son dévouement, son professionnalisme et sa maîtrise du terrain n’est plus en odeur de sainteté avec sa base. Les voix sont presque unanimes : il faut qu’il aille se reposer pour laisser la place aux autres. Sinon il risque d’être chassé comme certains fonctionnaires de police à l’image de Mme Agnès Alapini et de feu Guy Aniambossou, poussés à la porte de sortie, alors qu’ils ont refusé d’aller à la retraite. Les flics ont l’intention d’ajouter le nom de N’po N’kiabola à cette liste.
Fidèle Nanga