Popularité intacte : Même si les idées sont bonnes, on a toujours l'impression d'un grand cafouillage.
« Même si les idées sont bonnes, c’est la manière qui continue de poser des problèmes. On a toujours l’impression d’un grand cafouillage », commente un businessman béninois. Comme dans l’affaire des primes des agents de la fonction publique : en novembre, un audit des structures d’État révélait que certains directeurs d’administration touchaient des primes deux fois plus élevées que leurs salaires. « Il y a d’abord eu une annonce de suppression, puis, deux jours après, on a parlé d’une suspension, poursuit cet homme d’affaires. Comme si les décisions étaient prises à l’emporte-pièce. »
Il n’empêche que cette spontanéité ne semble pas nuire à la popularité du président béninois. Dans les salons et les maquis, ses décisions sont même accueillies avec une certaine satisfaction. « On a le sentiment qu’il prend les choses en main, déclare un fonctionnaire. Pendant très longtemps, rien ne bougeait au Bénin, alors que maintenant, on a l’impression que le gouvernement travaille. » Pour le conseiller spécial Amos Élègbé, l’explication est simple : « Les Béninois ont compris que l’objectif de Boni Yayi, c’est de moraliser les institutions. Il y a un problème de morale et d’éthique dans la société béninoise que nous sommes bien décidés à corriger. » D’où le retour dans l’enseignement public de l’instruction civique et morale, dès la prochaine rentrée académique. Lire la suite
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