Marsatac, fin de la 11e édition
Le festival marseillais, qui s'est achevé dimanche 27 septembre à l'aube, a offert de nombreuses propositions inédites
Plusieurs créations originales étaient au menu de ces trois jours de concerts, avec en point d'orgue la rencontre de Franz Ferdinand avec les Béninois du Poly Rythmo.
Pour le reste, la programmation éclectique balayait tous les styles, le hip-hop de Raekwon croisant l'électronique d'Etienne de Crécy et le rock de Art Brut.
Dès l'ouverture jeudi soir sur le site du Dock des suds, la création Mix-up Beyrouth dirigée par Rodolphe Burger réunissait 8 artistes français et moyen-orientaux.
Rachid Taha, dont on attend un nouvel album, "Bonjour", fin octobre, a pris ensuite les commandes d'un live électro-rock en compagnie d'une bande d'amis convoqués pour l'occasion, et pas des moindres, Mick Jones des Clash et le rappeur français Orelsan.
Vendredi soir, c'était Aftershock, une création européenne composée d'une douzaine de jeunes artistes venus d'horizons divers qui jetait des ponts entre Manchester, Gênes et Marseille sous la houlette du musicien anglais d'origine indienne aux idées larges Nitin Sawhney.
Puis c'était au tour du groupe béninois créé dans les sixties Poly Rythmo de prendre la scène Major d'assaut en compagnie de ses admirateurs Franz Ferdinand. Un rendez-vous très attendu, qui laissait espérer un croisement fructueux entre les Ecossais connus pour leur pop-rock métronomique et les rythmes soul, funk et afrobeat du groupe star de la patrie vaudou. Mais, selon Odile de Plas, envoyée spéciale du Monde, leur fusion "encore fragile", est restée "bancale, très en deçà des espoirs suscités par une rencontre touchante de sincérité. Et de l'enthousiasmante version studio" qu'elle avait pu écouter.
Pour le reste, la programmation balayait tous les styles, du hip-hop (Raekwon du Wu-Tang Clan, Dj Krush, The Mighty Underdogs, collectif échappé de Quannum et Blackalicious...) à l'électronique (Archive, Beat Torrent, Felix Da Housecat, Krazy Baldhead...) et au rock (Art Brut, We Have Band...). Et même au Kuduro (Buraka Som Sistema).
Mais l'acoustique désastreuse des Docks des Suds, où Marsatac a dû revenir à contre-coeur pour cette 11e édition, a en partie gâché la fête, comme le rapportait samedi Stéphanie Binet dans Libération. "C'est un crève-coeur", résume le programmateur de Marsatac, Dro Kilndjian, qui ne décolère pas et a promis que l'an prochain le festival se tiendrait ailleurs.
Marsatac 2009, au Dock des Suds du jeudi 24 septembre au samedi 26 septembre
Par Laure NARLIAN
http://culture.france2.fr/musique/actu/Marsatac,-fin-de-la-11e-%C3%A9dition-57482878.html |