Rencontre de vérité entre le chef de l’Etat et les gestionnaires de parcs de véhicules - Les trois grandes conclusions
De l’échange du chef de l’Etat avec les gestionnaires de parcs, les membres du gouvernement et le promoteur de Bénin Control, hier au Palais de la marina, il ressort trois grandes décisions. D’abord, l’équipe interministérielle en charge de la réforme actuelle va examiner avec les acteurs eux-mêmes certaines de leurs requêtes posées lors de cet échange. Ensuite, le chef de l’Etat a confirmé que la réforme a démarré depuis le 21 novembre dernier et doit se poursuivre. Enfin, toute personne qui se mettrait en marge de la réforme va se voir retirer son agrément au profit des citoyens plus vertueux et plus patriotes.
Mais avant de venir à ces conclusions, le chef de l’Etat a dit les réelles motivations qui l’obligent à faire des réformes structurelles et ce dans tous les secteurs. Il entend, a-t-il dit bâtir un Bénin nouveau de production et de partage. Une vision indispensable pour avoir une place dans un monde de crise. Construire une nation unie de création de richesses avec l’appui des étrangers. Et pour cela, le Bénin doit tourner une nouvelle page de son histoire à travers des réformes fondamentales. Réformes auxquelles Boni Yayi croit énormément. Conscient de ce que les mesures prises doivent faire mal, le chef de l’Etat appelle chacun à s’y ajuster. " En période de crise, la meilleure richesse c’est la bonne gouvernance" a déclaré Boni Yayi. La croissance démographique ne suit pas le rythme de création de richesses, bref le progrès social. Il en veut pour preuve la situation dans le Bénin profond qui est très difficile. Car les populations n’ont pas d’eau, de route et d’électricité. Il est urgent d’entreprendre des réformes structurelles dans tous les domaines pour une gouvernance meilleure. Et le moment est propice pour lancer ces réformes avec des pôles de croissance qui ont été identifiés.
"Aujourd’hui, on parle du port d’une manière générale par le transport, le commerce et les logistiques. Tout ceci pour multiplier par trois ou par quatre le rythme de croissance de la richesse indispensable à la survie du Bénin. Tout doit se faire dans l’ordre.
A la suite du chef de l’Etat, deux représentants des gestionnaires de parcs ont réitéré devant lui leurs doléances. Ils ont évoqué les articles 3 et 4 de l’arrêté 56 du 11 novembre qui créent des difficultés dans leur application. Aussi, ont-ils ajouté qu’ils n’ont pas été associés à la mise en œuvre de ces réformes. Les ministres de l’économie et des finances et de l’économie maritime ainsi que le premier ministre ont tôt fait de balayer du revers de la main toutes les contre-vérités évoquées par les gestionnaires de parcs de vente de véhicules d’occasion. Le port est un maillon essentiel dans l’économie de la nation. C’est pourquoi, il faut trouver les solutions à les problèmes qui se posent, surtout que les prévisions sont en baisse. Pour Boni Yayi, le Bénin pour être au rendez-vous des pays émergents est tenu de prendre en main son destin. Et la réforme portuaire est un passage obligé.
28-11-2011, Charles YANSUNNU
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