Suite au décès du Magistrat Samson Dossoumon:La Cour suprême au ralenti
31 août 2010 - Déjà peu active ces derniers temps dans la gestion du contentieux des élections locales communales, la Cour suprême s’est enfoncée dans l’inertie après la disparition de l’un de ses piliers, le Magistrat Samson Dossoumon.
Le décès du Magistrat Samson Dossoumon est durement ressenti à la Cour suprême, la plus haute juridiction du Bénin en matière administrative, où l’illustre disparu s’est bâti une solide réputation d’homme de droit, imperturbable et intrépide. Au cœur de l’appareil depuis plusieurs années, il a occupé d’importants postes de responsabilité, notamment le président de la Chambre administrative. Sa gestion de plusieurs dossiers sensibles sous les différents présidents qui se sont succédé à la tête de l’Institution a fait de lui, un Magistrat digne de confiance, capable de préserver les intérêts justes des citoyens dans les contentieux qui les opposent à l’Etat au sujet des difficultés liées à leur carrière. Un modèle dans l’exercice de ses fonctions, commente t-on à la Cour suprême. Un baobab, selon d’autres. Tout le monde est unanime pour dire que ce Magistrat, le seul juge spécialiste du contentieux administratif dans la sous-région a donné le meilleur de lui-même avant de s’en aller. Il était pratiquement au seuil de sa carrière, parce que appelé à faire valoir ses droits à une pension de retraite à la fin de cette année, après avoir laissé un nom qui a bonne presse dans ce milieu. La soixantaine, sa mort est intervenue entre le dimanche 22 et le lundi 23 août 2010. Une nouvelle que ses collègues ont accueillie comme une secousse. Du coup, le personnel étant dans cet état d’âme, est moins enclin à liquider les dossiers, notamment ceux relatifs aux contentieux des élections locales et communales. Ce ralentissement n’est pas nouveau. Depuis quelque temps, ça roule au ralenti dans la gestion de ces dossiers. Un blocage, préfèrent certains cadres de l’Institution qui mettent en évidence la responsabilité du gouvernement. L’Exécutif est accusé de mauvaise foi pour n’avoir pas organisé la reprise des élections suite aux différents verdicts portant annulation de scrutin dans certaines localités du pays. Alors que le juge du contentieux a ordonné la reprise dans les zones concernées, comme Lalo, Bopa, Savalou, Natitingou, le pouvoir n’a pas cru aller dans ce sens.
Lire la suite de l'article
|
|